Non à l'initiative SSR

La SSR joue un rôle central en matière d'information fiable, de diversité médiatique et de protection de notre démocratie. Réduire de moitié les redevances affaiblirait les médias indépendants et ouvrirait la voie à la propagande et à la désinformation. Le PEV recommande donc clairement de rejeter l'initiative SSR. Une promesse d'économies à court terme ne doit pas se faire au détriment des fondements de notre démocratie.

Le 8 mars 2026, nous voterons sur l'initiative SSR, qui demande que la redevance radio-télévision soit réduite de 335 francs actuellement à 200 francs par an. En outre, les entreprises devraient être totalement exemptées de cette redevance. Tant le Conseil fédéral que le Parlement ont recommandé le rejet de cette initiative. Le Conseil fédéral a déjà fait un geste envers les initiants l'année dernière en décidant de réduire la redevance à 300 francs par an.

Bouclier protecteur pour la démocratie

Une démocratie qui fonctionne a besoin de médias forts et indépendants. Réduire de moitié les redevances SSR revient à accepter un affaiblissement des prestations de base en matière de médias et une perte de qualité dans la couverture médiatique. Cela met en péril l'information indépendante et fiable de la population et, par conséquent, les fondements de notre démocratie. Sans un média public fort, l'influence de la propagande et des positions extrêmes ne cesse de croître. Il ne s'agit pas là d'un danger théorique, mais d'une évolution réelle que nous observons à l'échelle internationale.

Diversité des médias dans toutes les langues

La Suisse vit de sa diversité. Quatre langues nationales, différentes régions et cultures – tout cela est représenté quotidiennement par la SSR. Une réduction massive toucherait principalement la Suisse romande, le Tessin et la Suisse rhéto-romane. L'offre de la SSR pourrait y être considérablement réduite et les studios régionaux devraient fermer. Voulons-nous vraiment que des régions entières deviennent de plus en plus dépendantes des chaînes étrangères au détriment de leurs propres perspectives ?

Le faux argument de l'économie

L'initiative promet un allègement financier, mais en réalité, il ne s'agit que de quelques centimes par ménage et par jour. En revanche, elle causerait des dommages irréparables à l'écosystème médiatique suisse. Réduire les dépenses dans ce domaine revient à faire des économies au mauvais endroit et à payer un prix élevé à long terme, tant sur le plan social que démocratique.

Le PEV rejette clairement l'initiative SRG. Lors de l'assemblée des délégués, le « non » a été adopté à une large majorité, par 77 voix contre 2 et 3 abstentions. Cette initiative n'est pas une proposition de réforme, mais une attaque frontale contre la diversité des médias, la cohésion et la formation démocratique de l'opinion.

Les arguments contre

Une perte pour la démocratie

Des médias publics forts sont importants pour une société démocratique et pour lutter contre la propagande, car ils informent de manière indépendante et ne sont pas principalement orientés vers le profit. Une SSR fortement affaiblie ne pourrait plus remplir suffisamment cette mission.

Risque pour la diversité des médias

Une réduction de moitié des redevances pourrait entraîner une diminution significative de l'offre de la SSR dans les petites régions linguistiques et créer des inégalités au niveau national.

Faible utilité

L'initiative n'apporterait qu'un allègement financier minime, mais causerait à long terme des dommages durables au système médiatique suisse. Ce sont des économies réalisées au mauvais endroit.