Non au plafonnement démographique, non aux obstacles vexatoires pour le service civil

Non au plafonnement démographique, non aux obstacles vexatoires pour le service civil

L’assemblée des délégués du PEV Suisse s’est réunie le 28 mars 2026 à Berne pour définir ses positions en vue des votations du 14 juin. Elle recommande de rejeter tant la modification de la loi sur le service civil que l’initiative « pour la durabilité » de l’UDC. Le PEV met en garde contre un durcissement vexatoire du service civil et contre les graves conséquences d’un plafond démographique rigide.

Les délégués du PEV rejettent clairement la soi-disant « initiative pour la durabilité » de l’UDC par 86 voix contre 3, avec une abstention. Cette initiative préconise de limiter strictement la population à un maximum de dix millions d’habitants, ce qui porterait préjudice à divers secteurs économiques qui dépendent de l’immigration. Cette initiative entraînerait une baisse du niveau de vie, des problèmes d’approvisionnement, notamment dans le secteur de la santé, une aggravation des défis démographiques liés à l’AVS, ainsi qu’une remise en cause des accords bilatéraux avec l’UE. Des relations économiques non réglementées avec notre principal partenaire commercial seraient tout sauf durables ; elles seraient source d’incertitude et de chaos.

« Cette initiative populiste ne résout aucun problème. Au contraire, elle en crée de nouveaux. Un plafond démographique rigide met en péril notre système social et notre prospérité. »
Nik Gugger, conseiller national PEV/ZH

 

Non aux obstacles vexatoires pour le service civil 

En janvier, le PEV, fort d’une large alliance, a déposé avec succès un référendum contre la modification de la loi sur le service civil. Les délégués ont confirmé cette position et recommandent clairement de rejeter le projet, par 76 voix contre, 12 pour et 3 abstentions.

La nouvelle loi sur le service civil constitue une attaque de la majorité parlementaire contre le service civil et contre tous les militaires qui, en raison d’un conflit de conscience naissant, souhaitent exercer leur droit constitutionnel à un service civil de remplacement. Diverses mesures visent à rendre ce passage aussi peu attrayant et aussi difficilement conciliable que possible avec les obligations professionnelles et privées.

Une fois de plus, on cherche à opposer le service civil à l’armée. Il est plus que douteux que cela permette de garantir les effectifs de l’armée. Il est toutefois clair que cette modification risque d’entraîner une réduction massive des prestations du service civil, ce qui aurait des conséquences désastreuses dans les domaines de du social, de l’enseignement, de la santé et de la protection de l'environnement. 

« Ceux qui, pour des raisons de conscience, ne peuvent plus accomplir leur service militaire ne doivent pas être pénalisés par des obstacles supplémentaires. Le service civil est l’expression de la liberté de conscience et doit rester accessible. »
Marc Jost, conseiller national PEV/BE