Réparation: c'est le minimum !

«En approu­vant ce projet de loi, nous per­met­tons qu'un geste de répa­ra­tion soit donné aux vic­times de leur vivant. Conscient du fait qu'aucune répa­ra­tion ne puisse effa­cer ce qui c'est passé». Par ce vote, la Conseillère natio­nale du PEV, Marianne Streiff, a plaidé aujoud'hui devant le Conseil natio­nal en faveur de l'acceptation du contre­projet indi­rect à l’initiative sur la répa­ra­tion.

L'initiative exige que les vic­times de pla­ce­ments externes et de mesures de contrainte tuté­laires en Suisse se voient accor­dées répa­ra­tion. Streiff a mis en lumière le sort épou­van­table d'enfants pla­cés, même contre la volonté des parents, dans des éta­blis­se­ments. Dès l'âge de trois ou quatre ans, ces enfants devaient tra­vailler pour sub­ve­nir à leurs besoins. Ils ont été bat­tus et tor­tu­rés sadique­ment et n'ont pas pu man­ger à leur faim.

«La vie de plu­sieurs dizaines de mil­liers de per­sonnes en Suisse a été détruite», a rap­pelé Streiff. «Conscient des tour­ments que ces per­sonnes ont dû vivre et des trau­ma­tismes cau­sés par ceux-ci, l'exigence de l'initiative repré­sente le mini­mum.»

Une répa­ra­tion est néces­saire ainsi qu'une mise à jour de l'histoire. Le pré­sent contre­projet indi­rect répond lar­ge­ment aux reven­di­ca­tions de l'initiative sur la répa­ra­tion. «Si nous approu­vons ce projet, nous pour­rions reti­rer l'initiative», a encou­ragé Marianne Streiff en tant que membre du comité d'initiative pour le projet de loi.  Le Conseil a suivi cette recom­man­da­tion et a approuvé le contre-projet indi­rect par 142 contre 28 voix. 

 

Pour tout ren­sei­gne­ment :

Marianne Streiff-Feller, pré­si­dente du PEV, Conseillère natio­nale :
079 664 74 57, marianne.streiff(at)parl.ch

Maja Ingold, Conseillère natio­nale :
079 339 23 22, maja.ingold(at)parl.ch

François Bach­mann, vice-président du PEV :
079 668 69 46, f.bachmann(at)gmail.com

Chris­tian Meyer, coor­di­na­teur romand du PEV :
079 948 68 93, christian.meyer(at)evppev.ch