Oui à Schengen/Dublin et à la liberté de circulation des personnes

Lors de leur Assem­blée des délé­gués à Frauen­feld, les 133 repré­sen­tants du Parti Evan­gé­lique Suisse (PEV) ont décidé d'approuver les Accords de Schengen/Dublin et de se pro­non­cer en faveur de la Liberté de cir­cu­la­tion des per­sonnes. Par ailleurs, ils ont donné leur aval à une décla­ra­tion concer­nant notre coha­bi­ta­tion avec l'Islam.

Devant les délé­gués du PEV Suisse, le conseiller natio­nal Luzi Stamm (UDC, AG) a plaidé pour un NON à Schengen/Dublin. Son argu­ment prin­ci­pal était de dire que les articles sou­mis à la vota­tion le 5 juin 2005 avaient pour effet de faci­li­ter l'entrée de la Suisse dans l'UE. Son adver­saire, Hei­ner Stu­der, conseiller natio­nal PEV (AG), a insisté sur le fait que ces vota­tions n'hypothéquaient en aucune manière notre marge de manoeuvre par rap­port à l'UE. Stu­der insis­tait sur les avan­tages évi­dents de ces trai­tés en men­tion­nant leur effi­ca­cité dans le contexte de la lutte contre le ter­ro­risme et la cri­mi­na­lité. Il ajou­tait que ces lois sont des outils appré­ciables dans la lutte contre les demandes d'asile abu­sives. Lors du scru­tin qui sui­vait, les délé­gués du PEV ont décidé de recom­man­der le OUI à Schengen/Dublin avec 109 contre 12 voix.

 

Dans le débat sur l'extension de la liberté de cir­cu­la­tion des per­sonnes accor­dée aux nou­veaux membres de l'UE, le conseiller natio­nal argo­vien Luzi Stamm a de nou­veau relevé le défi du plai­doyer d'opposition. Membre de l'UDC et vice-président de l'ASIN, il jus­ti­fiait sa posi­tion en arguant que cette libé­ra­li­sa­tion entraî­ne­rait iné­luc­ta­ble­ment une aug­men­ta­tion du chô­mage dans notre pays. Ruedi Aesch­ba­cher, conseiller natio­nal PEV (ZH), en revanche plé­bis­ci­tait un OUI devant l'assemble. Entre autres, il se réfé­rait aux mesures d'accompagnement qui évi­te­raient le dum­ping sala­rial en ajou­tant que les entre­prises étran­gères devaient se confor­mer aux condi­tions de tra­vail suisses et qu'elles ne sau­raient pro­fi­ter d'avantages concur­ren­tiels truqués. Toutes ses mesures auraient pour effet d'assurer un pro­ces­sus gra­duel et appro­prié d'intégration. Les délé­gués on suivi leur poli­ti­cien en votant avec 98 contre 12 voix en faveur de La liberté de cir­cu­la­tion des per­sonnes.

 

A la suite de ces deux sujets de vota­tion, les délé­gués du PEV ont donné leur aval à une décla­ra­tion à pro­pos de l'Islam. A tra­vers sept points, le parti trace les grandes lignes de sa poli­tique de coha­bi­ta­tion à adop­ter avec l'Islam. En son essence, la réso­lu­tion se réfère au sys­tème de valeur chré­tien et son évo­lu­tion his­to­rique. Elle met l’accent sur­tout sur l'inviolabilité de la liberté de reli­gion et exige une tolé­rance réci­proque sur­tout en ce qui concerne la poli­tique étran­gère du Conseil fédé­ral. Par ailleurs, cette décla­ra­tion du PEV se veut très expli­cite par rap­port aux dis­cus­sions actuelles. Notam­ment, elle rejette une inter­dic­tion géné­rale du port du voile isla­mique mais exige, au niveau pri­maire, un ensei­gne­ment se limi­tant à l'histoire biblique.

 

Le Non à la Loi sur le par­te­na­riat des per­sonnes du même sexe (Lpart) à déjà été décidé à l‘Assemblée des délé­gués à Olten en jan­vier 2005.

 

Frauen­feld, 30 avril 2005