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Le PEV est résolument contre l’analyse chromosomique des embryons

Ce matin le Par­le­ment traita, dans le cadre de la ses­sion d’été, le sujet du diag­nos­tic pré­im­plan­ta­toire (DPI). La motion de non entrée en matière de Marianne Streiff, Conseillère natio­nale du PEV, fut mal­heu­reu­se­ment net­te­ment reje­tée. Le PEV est ras­suré par le fait qu’au moins la sélec­tion de ce que l'on appelle com­mu­né­ment « bébé sau­veur » ait été reje­tée. Le PEV est cepen­dant gran­de­ment pré­oc­cupé par le fait que le Conseil natio­nal auto­rise l’analyse chro­mo­so­mique des embryons. Ainsi, il va plus loin que le Conseil des États.

Sélec­tion inad­mis­sible

Déjà avec la recherche sur les cel­lules souches, la fécon­da­tion in vitro et le diag­nos­tic pré­im­plan­ta­toire (DPI), le Par­le­ment s’est activé dans le passé sur un ter­rain éthique extrê­me­ment déli­cat. « Peu à peu on ouvre la voie à l’instrumentalisation de la vie humaine à naître », cri­tique la pré­si­dente du PEV Marianne Streiff, qui a pro­posé aujourd’hui une motion de non entrée en matière. La pro­po­si­tion fut mal­heu­reu­se­ment net­te­ment reje­tée par le Natio­nal.

L'enjeu est de taille: avec la fusion de l'ovule et du sper­ma­to­zoïde un être humain unique est formé pos­sé­dant une com­bi­nai­son géné­tique unique au monde. Dès ce moment, son exis­tence est indis­cu­table et sa vie se doit d'être pro­té­gée. Le DPI, en revanche, décide du droit de vie et de mort: parmi une série d'embryons sont sélec­tion­nés ceux qui entrent en ligne de compte pour une implan­ta­tion dans l'utérus. Les autres sont condam­nés à mou­rir dans l’éprouvette. « Le DPI nous confronte au grave pro­blème de devoir déci­der sur ceux qui ont le droit de vivre et ceux qui ne l'auraient pas. Cela est une sélec­tion qui me répugne pro­fon­dé­ment », sou­ligne Marianne Streiff, pré­si­dente du parti.

 

Le Conseil natio­nal auto­rise à pré­sent l’analyse chro­mo­so­mique des embryons

Le Conseil natio­nal a per­mis aujourd’hui le dépis­tage chro­mo­so­mique (aneuploidie-screening). Les deux Conseillères natio­nales PEV votèrent réso­lu­ment contre cette auto­ri­sa­tion du dépis­tage chro­mo­so­mique. Avec cette ana­lyse, les embryons pro­créés in vitro osent à pré­sent être sou­mis à un test recher­chant des ano­ma­lies chro­mo­so­miques avant leur implan­ta­tion dans l'utérus. Cela per­met éga­le­ment l’élimination d’embryons atteints de tri­so­mie 21. Tous les couples osant avoir recours à la fécon­da­tion arti­fi­cielle peuvent à pré­sent faire faire de tels tests. C’est le cas d’environ 6000 couples par an. Le Conseil fédé­ral pro­posa que seul les couples choi­sis­sant le DPI pour évi­ter une mala­die héré­di­taire grave puissent avoir accès au test. Cela ouvre grande la porte à la sélec­tion entre ceux qui ont le droit de vivre et ceux qui ne l'auraient pas et aug­mente mas­si­ve­ment la pres­sion sur les futurs parents.

 

Pas de « bébés sau­veurs » pour le moment

Sur pro­po­si­tion de la majo­rité de la com­mis­sion, il devrait aussi être per­mis de choi­sir parmi une série d’embryons ceux qui se prêtent à gué­rir un aîné (« bébé sau­veur »). Ceci sou­lève cepen­dant un cer­tain nombre de ques­tions non réso­lues d’ordre éthique concer­nant l’instrumentalisation de la vie humaine. Comme la majo­rité du Conseil natio­nal, le PEV vota contre l’autorisation de « bébés sau­veurs ».

 

 

Site web du PEV: www.evppev.ch

 

Berne, le 03 juin 2014/jdr/cm

 

 

Pour tout ren­sei­gne­ment :

Marianne Streiff-Feller (BE), pré­si­dente du PEV Suisse, conseillère natio­nale: 079 664 74 57

François Bach­mann (VD), vice-président romand du PEV Suisse : 079 668 69 46

Joel Blu­nier, Secré­taire géné­ral PEV Suisse : 076 379 76 79

Chris­tian Meyer, Coor­di­na­teur romand du PEV Suisse : 079 948 68 93

Jean-Daniel Roth, chargé de com­mu­ni­ca­tion du PEV Suisse : 079 193 12 70