Le PEV rejette clairement le DPI et dit oui à la loi sur la radio et la télévision

Le Parti Evan­gé­lique Suisse (PEV), dont les délé­gués se sont réunis à Zurich au-jourd’hui, rejette net­te­ment la modi­fi­ca­tion consti­tu­tion­nelle rela­tive à la pro-création médi­ca­le­ment assis­tée et au génie géné­tique dans le domaine humain. La modi­fi­ca­tion soi-disant inof­fen­sive crée­rait la condi­tion néces­saire pour le diag­nos­tic pré­im­plan­ta­toire DPI et ouvri­rait grand la porte à une sélec­tion de type eugé­nique. Les délé­gués prô­nèrent éga­le­ment le oui pour l’initiative sur les bourses d’études et pour la nou­velle loi sur la radio et la télé­vi­sion.

Suite aux argu­ments de Ros­ma­rie Qua­dranti, conseillère natio­nale PBD, favo­rable à la modi­fi­ca­tion consti­tu­tion­nelle rela­tive à la pro­créa­tion médi­ca­le­ment assis­tée et au génie géné­tique dans le domaine humain, Marianne Streiff, conseillère natio­nale PEV, sou­li­gna que la modi­fi­ca­tion pré­vue de la Consti­tu­tion éta­bli­rait la condi­tion néces­saire pour le diag­nos­tic pré­im­plan­ta­toire (DPI) dont les conditions-cadre sont réglées par la nou­velle loi fédé­rale sur la pro­créa­tion médi­ca­le­ment assis­tée (nLPMA). Cette der­nière a déjà été approu­vée par le Par­le­ment en décembre 2014 et entre­rait auto­ma­tique­ment en vigueur dès l’acceptation de la nou­velle dis­po­si­tion consti­tu­tion­nelle, si le réfé­ren­dum contre cette loi n’est pas saisi. « Au tra­vers du DPI c’est un labo­ra­toire qui décide de la nais­sance ou non de per­sonnes avec un han­di­cap! Nous devons clai­re­ment com­battre et reje­ter l’article consti­tu­tion­nel qui est atta­ché à la loi, sans quoi nous ouvri­rions la boîte de Pan­dore. Avec un Non à la modi­fi­ca­tion de la Consti­tu­tion, nous empê­chons, fina­le­ment, la sélec­tion ciblée des êtres humains », expliqua Streiff aux délé­gués.

 

Pas de déci­sion de labo­ra­toire sur la valeur et la dignité d’une vie humaine

L’amendement consti­tu­tion­nel sur le DPI ne per­met­trait pas seule­ment une sélec­tion ciblée des êtres humains tout en délé­guant à un labo­ra­toire la déci­sion sur une sélec­tion de type eugé­nique. Il ouvri­rait aussi grand les portes pour toute méthode ima­gi­nable de pro­créa­tion médi­ca­le­ment assis­tée (par ex. bébés sau­veurs, don d’embryons, etc.). La pré­si­dente du PEV Suisse mit en garde contre l’introduction d’un chan­ge­ment de para­digme condui­sant à une approche fon­da­men­ta­le­ment dif­fé­rente de la valo­ri­sa­tion de la vie humaine nais­sante. Le cadre juri­dique et la méde­cine doivent avoir comme ligne direc­trice la gué­ri­son des êtres humains malades, y com­pris des embryons, et non pas leur sur­pro­duc­tion et éli­mi­na­tion après une sélec­tion de type eugé­nique. Le DPI rem­pla­ce­rait le droit par l’arbitraire, avec une sélec­tion en labo­ra­toire basée sur des „contrôles de qua­lité“. Les délé­gués refu­sèrent fina­le­ment avec 82 contre 9 voix et trois
abs­ten­tions la modi­fi­ca­tion consti­tu­tion­nelle rela­tive à la pro­créa­tion médi­ca­le­ment assis­tée et au génie géné­tique dans le domaine humain.

 

Pour l’égalité des chances dans le domaine des bourses d’études

La co-initiatitrice Elena Obres­ch­kow pré­senta aux délé­gués l’initiative sur les bourses d’études. Les délé­gués sou­li­gnèrent leur atta­che­ment à une meilleure éga­lité des chances, afin de rendre l’accès aux études indé­pen­dant de la situa­tion finan­cière et du lieu de rési­dence. Le contre-projet ne garan­ti­rait pas des condi­tions équi­tables pour l’accès aux bourses. De plus, les études per­met­traient de moins en moins une acti­vité rému­né­rée paral­lèle pour les finan­cer. Les délé­gués du PEV recom­man­dèrent fina­le­ment le oui pour l’initiative sur les bourses d’études avec 50 contre 42 voix et deux abs­ten­tions.

 

Pour une loi sur la radio et la télé­vi­sion adap­tée à notre temps

Maja Ingold, conseillère natio­nale PEV, plaida enfin pour l’adoption de la modi­fi­ca­tion de la loi fédé­rale sur la radio et la télé­vi­sion. Il existe un large consen­sus que la loi et son sys­tème de rede­vance basé sur la taxa­tion des postes TV et radio est dépas­sée et injuste, puisqu’une mul­ti­tude d’appareils per­mettent de récep­tion­ner ces pro­grammes. La révi­sion de la loi cla­ri­fie l’objet de la taxe, en dimi­nuant les rede­vances des ménages et de trois quarts des PMEs et avec des excep­tions par exemple pour les rési­dents de homes et les per­sonnes béné­fi­ciaires de pres­ta­tions com­plé­men­taires. Les médias sont un fac­teur impor­tant de cohé­sion natio­nale et par­ti­cipent à la sta­bi­lité du pays. « Même quelqu’un qui n’utilise pas les médias pro­fite du bon fonc­tion­ne­ment de la démo­cra­tie directe », rai­sonna Maja Ingold, ce qui explique pourquoi l’abstinence de consom­ma­tion des médias natio­naux n’est pas un motif valable d’exonération de cette taxe. Avec 65 contre 18 voix et cinq abs­ten­tions les délé­gués sui­virent les pro­pos de leur conseillère natio­nale et votèrent un Oui à la révi­sion.

 

A l’unanimité pour la réforme de la fis­ca­lité suc­ces­so­rale

La veille au soir, le comité cen­tral a renou­velle sa ferme déter­mi­na­tion à appor­ter à l’initiative popu­laire co-lancé par le PEV « Impo­ser les suc­ces­sions de plu­sieurs mil­lions pour finan­cer notre AVS (Réforme de la fis­ca­lité suc­ces­so­rale) » tout son sou­tien pos­sible.

 

Berne, 28 mars 2015/dm/cm



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