Difficulté d'une action concrète

François Bach­mann s'intéroge sur la valeur et la per­ti­nence des actions concrètes en poli­tique locale.

Après l'été chaud des fes­ti­vals, de la Street et de la Lake Parade, les Jour­nées Mon­diales de la Jeu­nesse font la une en tant que méga-événement catho­lique euro­péen. Un mil­lion de jeunes chré­tiens qui pro­clament «Nous sommes venus l'adorer», cela fait rêver - mais com­ment ces rêves se traduiront-ils sur le ter­rain?

 

En Roman­die, le récent échec de la péti­tion pour l'interdiction des concerts des groupes néo-fascisants Ramm­stein et Mari­lyn Man­son a mon­tré les limites de l'action spon­ta­née. Il est conster­nant que 800 signa­tures de parents, édu­ca­teurs et citoyens inter­pel­lés par cette tri­bune offerte aux pro­vo­ca­teurs prô­nant la vio­lence n'incitent plus une Muni­ci­pa­lité à dis­cu­ter avec les orga­ni­sa­teurs d'un fes­ti­val.

 

En tant que Parti Evan­gé­lique, notre enga­ge­ment est d'abord celui de chré­tiens sou­cieux du déve­lop­pe­ment de notre société. Esti­mant qu'il faut aller au-delà des slo­gans, nous nous efforçons d'amener des réponses concrètes et viables aux défis d'aujourd'hui, en nous basant sur des valeurs ayant fait leurs preuves dans le passé. Pour ce faire, l'écoute, le res­pect et le tra­vail d'équipe avec les autres par­tis sont des élé­ments clés de réus­site. Pour para­phra­ser l'épître aux Galates, il s'agit sim­ple­ment de semer ce que nous vou­drons récol­ter...

 

Dans ce sens, merci de votre sou­tien, et bon automne!

 

François Bach­mann

co-président du PEV Vaud