28.02 2006 | Communique de Presse

Intégration signifie transmettre des valeurs

Il y a déjà une année que le Parti Evangélique Suisse a présenté sa déclaration « Cohabiter avec l’islam en Suisse », une déclaration adoptée par l’assemblée des délégués du 30 avril 2005. Le nouveau programme « Points Essentiels » contient, lui aussi, des éléments fondamentaux et des mesures concrètes en la matière.

Le nouveau programme “Points Essentiels”, accepté à Thoune samedi passé, contient dans le chapitre Migration et Asile le point fondamental pour la cohabitation avec les groupes musulmans : « Nous voulons rencontrer la croissance de la population musulmane non pas avec de la peur, mais avec de l’ouverture dans les deux sens. Nous exigeons de celle-ci qu’elle accepte, comme le reste des migrantes et migrants, les bases de notre vie en société ». <?xml:namespace prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" />

 

Cette remarque générale est concrétisée par des mesures individuelles. Un cours de langue, dans lequel on informe également des valeurs éthiques de base, des droits et des devoirs (par exemple ceux de la femme) en Suisse doit ainsi être suivi par toutes les migrantes et migrants. Pour le PEV, il est important que les personnes qui restent définitivement en Suisse soient intégrées rapidement. L’intégration ne signifie nullement l’abandon de son identité culturelle, mais une compréhension mutuelle, une « ouverture dans les deux sens ». Dans le milieu scolaire, une discussion avec les parents apporte plus qu’ une dispense de sport ou pour les camps de classe prononcée trop rapidement.

 

La déclaration „Cohabiter avec l’islam“ affirme, tout d’abord, que la Suisse est empreinte d’une tradition chrétienne. De ces racines résultent des valeurs comme l’honnêteté, la justice, la justice, l’amour du prochain, le respect mutuel, la réconciliation et la dignité humaine. Elles forment, selon la vue du PEV, non seulement la base de notre société, notre démocratie, mais aussi celle de notre système économique. Troisièmement, la déclaration maintient que la liberté de culte ne saurait être mise en cause. Chaque communauté religieuse a le droit de vivre sa foi sans contraintes, pour autant qu’elle n’enfreigne pas les principes de la Constitution et des lois. La liberté de culte signifie aussi que chaque personne a le droit de choisir sa religion librement, mais également de la changer sans être discriminée. La liberté de religion garantie en Suisse est lié à une réciprocité : nous attendons du Conseil fédéral qu’il appuie la demande pour que les chrétiens dans les pays musulmans possède de même la liberté religieuse. Le PEV accorde de l’importance qu’au niveau de l’école primaire, un enseignement religieux chrétien fasse partie du programme. Chaque enfant qui grandit en Suisse doit savoir pourquoi nous fêtons Noël, Pâques et Pentecôte. Au niveau de l’école secondaire, ce cours obligatoire, avec possibilité, néanmoins,  de retirer les enfants du cours, doit aussi aborder les autres religions. Pour le PEV, il est très important que l’intégration exige des valeurs communes. Celui qui vit en Suisse doit tolérer des pratiquants d’autres religions et accepter l’égalité entre les deux sexes. Le PEV ne veut ni une interdiction du port du foulard ni une formation étatique des imams.

 

Cette résolution a été élaborée par la commission des affaires étrangères du PEV Suisse en collaboration avec Andreas Maurer, docteur en théologie et spécialiste de l’islam et a été accepté par l’assemblée des délégués du PEV Suisse du 30 avril 2005 à Frauenfeld.

 

Zurich, le 28 février 2006/nh/gm